Depuis les débuts du groupe Mancunien en 1991, la presse "musicale" française, se voulant représentante d'une certaine Inteligencia de bobos parisiens, a méprisé Oasis (eux les prolos de Manchester, davantage chaussés de baskets cheap que de Repettos) en accordant plus d'importance aux frasques des frères Gallagher qui se retrouvaient en couverture des tabloïds Outre-Manche tous les deux jours, qu'à leur apport à la musique. Encore heureux, elle reconnait la place majeure qu'ont eu Definitely Maybe et Morning Glory sur la scène musicale de la décennie 1990, mais ça lui écorche presque la gueule.
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OASIS, 1991-2009
Depuis les débuts du groupe Mancunien en 1991, la presse "musicale" française, se voulant représentante d'une certaine Inteligencia de bobos parisiens, a méprisé Oasis (eux les prolos de Manchester, davantage chaussés de baskets cheap que de Repettos) en accordant plus d'importance aux frasques des frères Gallagher qui se retrouvaient en couverture des tabloïds Outre-Manche tous les deux jours, qu'à leur apport à la musique. Encore heureux, elle reconnait la place majeure qu'ont eu Definitely Maybe et Morning Glory sur la scène musicale de la décennie 1990, mais ça lui écorche presque la gueule.
THE MOST HONEST BAND OF 2009
TWISTED WHEEL
INTERVIEW
12JANVIER2009
NANTES, ZENITH
Jamais l'accès aux loges d'un groupe pour réaliser une interview n'aura été aussi périlleux. Première partie d'Oasis oblige, pour rencontrer Twisted Wheel, il faut passer à travers les gardiens du parking du Zénith, puis le gardien de la salle du Zénith, puis les gardes de sécurité de la salle avant de rencontrer le groupe... Bref, le bordel. Je m'attendais à trouver un groupe d'humeur Oasis en 1994, à savoir prétentieux, grande gueule et je m'en foutistes auprès tout ce qui a un rapport de près ou de loin avec la presse. En fait pas du tout, les trois de Manchester sont adorables et ont la tête sur les épaules. Même s'ils ouvrent pour le groupe le plus culte de la décennie passée.
STAGE INVASION : Pourquoi avoir choisi Twisted Wheel comme nom de groupe ?
JONNY : C'était un club à Manchester. On voulait un nom qui avait un rapport avec la ville d'où on vient, et un nom qui avait une histoire, donc voilà pourquoi.
// Est-ce que vous considérez appartenir à la scène de Manchester, de laquelle sont aussi issus les Ting Tings, Ghost Cherry, The Courteeners, etc ?
JONNY : J'ai surtout l'impression qu'on appartient à Manchester, dans le sens où c'est la ville d'où on vient, mais on ne fait pas le même genre de musique que les Ting Tings, qui sont plus pop-dance, ou Cherry Ghost qui fait dans l'acoustic-folk... On fait du rock-punk, donc... Je ne pense pas qu'on fasse partie de la même scène musicale.
ADAM : A mon avis, on peut parler de scène quand les gens des groupes se connaissent bien... C'est différent. On vient de Manchester mais on ne connaît pas les autres groupes.
// J'ai lu que les gens vous comparaient souvent aux Arctic Monkeys. Je ne comprends pas. Votre musique n'a rien à voir avec la leur...
JONNY : C'est parce qu'ils sont cons ! En fait, beaucoup de gens qui vivent en Angleterre ne connaissent rien à la musique des décennies précédentes, donc ils nous comparent au dernier groupe en date, celui qui a eu du succès...
ADAM : Je pense que c'est parce que nos deux groupes ont des chansons qui sont beaucoup axées sur les paroles, avec beaucoup de mots, etc... Une sorte de street poetry.
JONNY : Ouais, et c'est le dernier groupe qui est sorti du nord de l'Angleterre. On écoute du rock des années 60, et Bob Dylan, et du punk, on ne fait pas vraiment attention à ce qui sort, les nouveaux groupes, donc quand les gens nous comparent aux Arctic Monkeys, tout ce que je peux répondre c'est "je n'ai aucun album d'eux"...
"DIG OUT YOUR SOUL NE VA PAS GUÉRIR LE CANCER. MAIS JE SUIS TOUJOURS EXCITÉ QUAND OASIS SORT UN ALBUM." LIAM GALLAGHER
+Dig+Out+Your+Soul.jpg)
Trois ans et demi après Don't Believe The Truh et son succès mitigé, Oasis revient avec son septième album studio, Dig Out Your Soul. Le retour aux sources des premiers albums Definitely Maybe et (What's The Story?) Morning Glory, plus rock, moins pop est bien présent. Fini les braillements de Liam Gallagher, qui a compris qu'une voix posée et moins mixée n'en était pas forcément moins rock'n'roll. Fini aussi le bassiste et le second guitariste qui écrivent et composent la moitié des chansons de l'album - retour de Noel Gallagher à cette tâche, ce qui ne peut être qu'une bonne chose puisque c'est à lui qu'on doit les meilleures chansons du groupe, et qu'il est véritablement l'âme d'Oasis (de sa musique tout du moins, on laisse à Liam le côté grande gueule et provoc').
L'album commence avec un son très rock, très vif. Bag It Up, The Turning, Waiting For The Rapture et le premier extrait de l'album, The Shock Of The Lightning. On ne peut s'empêcher de penser à Kasabian en écoutant The Turning, même si, à l'origine, c'est eux qui citaient Oasis comme quasi-unique influence. Maintenant, on a l'impression que Tom Meighan vient faire les choeurs sur "Oh come on/ Shake your rag doll baby/ Before you change your mind" Les idoles seraient-elles devenues les fans ?
I'm Outta Time, c'est un peu la Wonderwall, la Don't Go Away, la Stop Crying Your Heart Out, la Let There Be Love de cet album. Inutile de vous parler du sentiment d'avoir toujours connu cette chanson au moment du refrain "If I'm to fall/ Would you be there to applaud?" même à la première écoute. Vous l'aurez donc compris, c'est la ballade de l'album, la chanson qui s'écoute plus facilement que les autres, surtout si l'on est pas fan du style rock voire psyché d'Oasis. Elle n'en est pas moins divinement bonne.
Ensuite arrive Falling Down, puis Ain't Got Nothin', deux des chansons qui avaient été balancées sur internet alors qu'elles n'étaient encore que des démos, il y a plusieurs mois, ce qui avait fait la joie des fans. Deux des chansons qui avaient été enregistrées au moment de Don't Believe The Truth, aussi, ce qui explique peut-être le fait que l'on sente qu'il y a un décalage entre celles-ci et les autres.
Puis il y a To Be Where There's Life, à laquelle on doit le titre de l'album, qui est écrite par Gem Archer (second guitariste), même si, je vous le concède, on aurait pu croire à George Harrison dans sa période "Bangladesh is the best". Ensuite arrive The Nature Of Reality, écrite par Andy Bell (bassite)... On serait tentés de soupçonner secrètement Motörhead d'être venu souffler le riff de guitare tellement ça sonne hard rock. L'album clôt avec Soldier On. Tout sonne nouveau pour Oasis dans cette chanson : les échos de la voix de Liam Gallagher après chaque vers, le riff de basse tout au long du morceau, les accords de guitare pas saturés au maximum comme le groupe en a l'habitude... Si on se laissait porter par la chanson, on pourrait se retrouver à marcher au bord d'une vieille route américaine, en ligne droite, du genre de celles qui traversent le désert du Nevada, chapeau de cow boy fixé sur la tête, sac porté sur une seule épaule, tige d'herbe machouillée posée au coin des lèvres et bottes en cuir dignes de Clint Eastwood dans Pour Une Poignée de Dollars. Peut-être même qu'on ne serait pas surpris de croiser Butch Cassidy ou le Kid le long de cette route déserte...
Comme disait Noel Gallagher il y a quelques années :
Oasis // Dig Out Your Soul
6 octobre // (Big Brother)
L'album commence avec un son très rock, très vif. Bag It Up, The Turning, Waiting For The Rapture et le premier extrait de l'album, The Shock Of The Lightning. On ne peut s'empêcher de penser à Kasabian en écoutant The Turning, même si, à l'origine, c'est eux qui citaient Oasis comme quasi-unique influence. Maintenant, on a l'impression que Tom Meighan vient faire les choeurs sur "Oh come on/ Shake your rag doll baby/ Before you change your mind" Les idoles seraient-elles devenues les fans ?
I'm Outta Time, c'est un peu la Wonderwall, la Don't Go Away, la Stop Crying Your Heart Out, la Let There Be Love de cet album. Inutile de vous parler du sentiment d'avoir toujours connu cette chanson au moment du refrain "If I'm to fall/ Would you be there to applaud?" même à la première écoute. Vous l'aurez donc compris, c'est la ballade de l'album, la chanson qui s'écoute plus facilement que les autres, surtout si l'on est pas fan du style rock voire psyché d'Oasis. Elle n'en est pas moins divinement bonne.
Ensuite arrive Falling Down, puis Ain't Got Nothin', deux des chansons qui avaient été balancées sur internet alors qu'elles n'étaient encore que des démos, il y a plusieurs mois, ce qui avait fait la joie des fans. Deux des chansons qui avaient été enregistrées au moment de Don't Believe The Truth, aussi, ce qui explique peut-être le fait que l'on sente qu'il y a un décalage entre celles-ci et les autres.
Puis il y a To Be Where There's Life, à laquelle on doit le titre de l'album, qui est écrite par Gem Archer (second guitariste), même si, je vous le concède, on aurait pu croire à George Harrison dans sa période "Bangladesh is the best". Ensuite arrive The Nature Of Reality, écrite par Andy Bell (bassite)... On serait tentés de soupçonner secrètement Motörhead d'être venu souffler le riff de guitare tellement ça sonne hard rock. L'album clôt avec Soldier On. Tout sonne nouveau pour Oasis dans cette chanson : les échos de la voix de Liam Gallagher après chaque vers, le riff de basse tout au long du morceau, les accords de guitare pas saturés au maximum comme le groupe en a l'habitude... Si on se laissait porter par la chanson, on pourrait se retrouver à marcher au bord d'une vieille route américaine, en ligne droite, du genre de celles qui traversent le désert du Nevada, chapeau de cow boy fixé sur la tête, sac porté sur une seule épaule, tige d'herbe machouillée posée au coin des lèvres et bottes en cuir dignes de Clint Eastwood dans Pour Une Poignée de Dollars. Peut-être même qu'on ne serait pas surpris de croiser Butch Cassidy ou le Kid le long de cette route déserte...
Comme disait Noel Gallagher il y a quelques années :
"SORTEZ ACHETER L'ALBUM LES MECS, PARCE QU'IL FAUT QUE JE ME FASSE CONSTRUIRE UN AUTRE PARKING POUR HÉLICOPTÈRE !"
Oasis // Dig Out Your Soul
6 octobre // (Big Brother)
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