MORDS-LES



PANORAMAS 2010
LIVE REPORT
3AVRIL2010
MORLAIX


A l'origine, on était censé faire un live report du week end Panoramas (vendredi + samedi), mais étant donné que seulement 50% de Stage Invasion a fait les deux soirs et qu'il serait relativement utopique d'attendre un compte rendu du festival avant le mois de juillet venant de la part de cette même moitié, je vais profiter du temps qui m'est accordé pour réviser les partiels pour m'y coller.




Le moins qu'on puisse dire, c'est que les programmateurs n'y étaient pas allés de main morte sur l'affiche du samedi soir. On ne va pas mentir et dire qu'on a vu les premiers concerts (Fortune, Pony Pony Run Run, Bot'Ox) parce que ce serait mal venu. Au même moment, on attendait patiemment et joyeusement [ironie] sous la pluie torrentielle qui s'abattait sur Morlaix ce soir-là pour entrer dans le lieu des hostilités, j'ai nommé les halls du parc expo de Langolvas.

Quelques dizaines de minutes (et l'impression d'avoir sauté habillé dans une piscine) plus tard, les Naive New Beaters entraient en scène et on ne pouvait louper ce cinquième (ou sixième ?) concert du groupe, sans quoi la loi des séries en aurait été bafouée. S'il est vrai que les performances des NNBS se ressemblent plus ou moins toutes, force est de constater que la formule reste imparable quel que soit le public puisque personne ne semble pouvoir résister à l'envie irrépressible de lever les bras dans tous les sens en suivant David Boring, de faire swinguer langoureusement son bassin au son des riffs de Martin Luther BB King, ou de chanter en choeur les refrains de Get Love ou Live Good. Vous pouvez dire le contraire, on vous a vu, mesdemoiselles, monter sur les épaules de vos camarades quand le chanteur vous l'a demandé, sur fond de "je suis célibataire, et Meetic c'est dépassé donc je passe une petite annonce directement sur scène".




Histoire de continuer dans le fun, on est allé revoir les deux grands fans d'invasion de scène que sont les délurés Sexy Sushi. Il faut dire qu'ils avaient un peu carte blanche cette année à Panoramas étant donné que leur concert avait fini avorté en 2009, à cause de la mort prématurée de leur matériel en direct. Au programme, des torses (pas uniquement masculins) dénudés et des paroles décalées. Sex Appeal, ou comment en deux temps-trois mouvements, la charismatique Rebecca Warrior vous rameute trente personnes sur scène, parfois même sans trop vous demander votre avis. Vous vous demandez ce que ça fait, de se retrouver là, devant des milliers de personnes avec les projecteurs en pleine face ? Bah c'est pas compliqué, vous vous dites "putain qu'est-ce que je fous là ?" après vous être fait traîné sur la scène, "pourvu que personne ne me reconnaisse" en tentant de cacher votre visage avec vos cheveux, et enfin vous répondez "non, je ne me mettrai pas en soutien gorge sur la scène" à une charmante personne qui vous demandait de l'imiter.

Après ces péripéties, il était temps d'aller retrouver l'un des responsables du sold out de la soirée : Yuksek. Plus la peine de le présenter puisqu'il y a fort à parier que vous avez déjà dansé sur son désormais culte Tonight ; même Peugeot se l'est approprié. Le set était sympathique mais sans grande surprise, l'ami Pierre-Alexandre Busson n'ayant malheureusement pas un charisme démesuré derrière ses machines ; une performance avec des musiciens aurait sans doute eu plus d'attrait. Mais on n'a tout de même pas pu se retenir de laisser parler nos corps en mouvements sur Extraball, soyons honnête.




Tout festivalier sait très bien qu'il y a un moment où l'hydratation devient inévitable et doit passer avant la musique, et malheureusement cette étape de la soirée est tombée sur le set de DJ Pone. Il parait qu'on n'a pas loupé grand chose de toute façon. Next. Un peu plus tard, par curiosité plus que par réel engouement, on est allé voir ceux dont le nom était sur toutes les lèvres ce soir-là, les Bloody Beetroots. Bien que débordant d'énergie et prouvant qu'ils pouvaient eux aussi gueuler dans un micro tout au long du set façon concert de heavy metal, les italiens ont assuré une performance uniforme, trop uniforme peut-être. L'ambiance du côté du public était cependant folle furieuse, avec tout plein de mini fluo kids déchainés ; si l'on voulait espérer partir en vie de Panoramas, il valait mieux ne pas trop s'aventurer du côté de la fosse.

Comprenez qu'il soit assez difficile de relater le set de Renaissance Man lorsque l'on a assisté à un morceau et demi, donc à vrai dire, autant ne pas essayer. Vaste histoire de timing foireux. Next. Un duo de djs finlandais loupés, il fallait se rattraper sur un autre, belge cette fois, j'ai nommé 2 Many DJ's. Quoi qu'ils furent très vite renommés par tous "One Many DJ", dans la mesure où l'un des frères Dewaele s'est fait porter pâle pour le festival. Pas évident de faire à deux mains ce qui est habituellement réalisé à quatre, mais le fait est que l'effet escompté était là : un public dansant, sautant, criant, poussant (pour avoir testé la barrière pendant le concert, on est bien placé pour en parler), et encore tout plein de verbes conjugués au participe présent.




Retour dans le "petit" hall pour l'exclusivité de la soirée, le dj set de Noob & Brodinski, accessoirement la première fois que les deux garçons se produisaient ensemble sur la scène d'un festival français. Bien que davantage calé pour les clubs plutôt que les festivals disons relativement généralistes, le set fut une réussite.
Vous allez dire qu'on est des petits joueurs et pour le coup ce ne serait pas totalement faux, parce qu'à l'approche de cinq heures du matin, la fatigue commençant à se faire sentir, on a dit "bon ben tant pis Julian Jeweil" et on est parti se coucher. Et on a eu tort, puisque ce fut apparemment la révélation de la soirée.

Pari réussi pour cette treizième édition de Panoramas qui ne fut pas dominée par la malchance, bien au contraire, puisqu'on murmure que son succès pourrait lui valoir une augmentation de capacité pour l'édition 2011... Quoiqu'il en soit une chose est sûre : le rendez-vous est pris pour l'année prochaine.


Photo Credits
ambiance / Sexy Sushi // Steven Lecornu
Bloody Beetroots / Noob & Brodinski // Albuquerque

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Renaissance Man c'était ce qu'il y avait de mieux avec Julien Jewel.