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TRANSMUSICALES #32





Ça y est, la programmation du dernier festival de l'année vient de tomber. Bon, comme chaque année, on n'en connait pas la moitié, pour ne pas dire les trois quarts, mais c'est justement la spécificité des TransMusicales : la découverte. Cela dit, on est tout de même quelque peu surpris de la présence de quelques têtes d'affiche, plus ou moins importantes, à l'image de M.I.A, Pnau, Magnetic Man ou A-Trak (et ne parlons pas de Stromae, si vous le voulez bien...)



9 DÉCEMBRE

LE LIBERTÉ (L'ÉTAGE) / Eat Your Toys + Fuckin' Hell Orkestar + Lena Deluxe
LE 4 BIS / Prismo Perfect + Furs + Von Pariahs
L'AIRE LIBRE / Stromae + Mujuice

>> LE PARC EXPO
HALL 3 / The Toxic Avenger + Funeral Party + Egyptian Hip Hop + Lars and The Hands Of Light + Audrey Katz
HALL 4 / Magnetic Man + Beataucue + Donso + The Phenomenal Handclap Band + The Pack A.D.


10 DÉCEMBRE

LE LIBERTÉ (L'ÉTAGE) / AD... + Manceau + Garbo
LA CITÉ / La Corda + Outasight + Dengue Fever
LE 4 BIS / Green Vaughan + Belone + Djak
L'AIRE LIBRE / Stromae + Mujuice

>> LE PARC EXPO
HALL 3 / Concrete Knives + Is Tropical + Witty Crew + Oy + Paris Suit Yourself + DJ Sambal
HALL 4 / DJ Morpheus + Alex Metric + Shogun Kunitoki + Salem + Madensuyu + Eat My Beat Mr Lenski
HALL 9 / M.I.A + Janelle Monae + Systema Solar + Matmon Jazz by Ordoeuvre + Raph Dumas & The Primaveras & Cobla la Mil.Lenaria




11 DÉCEMBRE

LE LIBERTÉ (L'ÉTAGE) / Sudden Death Of Star + Lady Jane + Güz II
LA CITÉ / Wu Lyf + Pigeon John + Ava Luna
LE 4 BIS / Trap + The Lanskies + Manatee
L'AIRE LIBRE / Stromae + Mujuice

>> LE PARC EXPO
HALL 3 / Wooden Shjips + Mama Rosin + The Inspector Cluzo & Mates + Roky Erickson + Crocodiles
HALL 4 / Gonjasufi + Bomba Estéreo + Blitz The Ambassador + Filewile + Dominique Young Unique + Kosmo Pilot
HALL 9 / Pnau + A-Trak + Renaissance Man + Teenage Bad Girl + Matthew Dear + The Gaslamp Killer + Théo Gravil


(Programmation téléchargeable en pdf ici.)


A présent commence donc le long exercice d'arpentage des myspaces, à la recherche des groupes et artistes qui feront notre bonheur les 9, 10 et 11 décembre prochains. On s'y colle dès maintenant, et on revient dans quelques semaines pour vous présenter les choix Stage Invasion pour ces 32e TransMusicales. Stay tuned.





HIPPIE HIPPIE HOURRA


ASTROPOLIS 2010
LIVE REPORT
30 & 31JUILLET2010
BREST


Retour sur l'évènement électronique français majeur de l'été : le festival Astropolis. Trois jours éprouvants mais riches de découvertes d'un style dont on n'était pas forcément friand auparavant, et qui a largement réussi à nous combler en un week end.



VENDREDI 30 JUILLET

On apprend en arrivant à la Carène vers 23h que la soirée affiche complet. C'est officiel : les festivaliers ont bel et bien envahi Brest, son port, sa pluie et sa grisaille. Au grand dam des jeunes catholiques, on imagine. La salle de musiques actuelles de la ville s'est reconvertie durant cette deuxième soirée d'Astropolis en repère d'amateurs de musique électronique. L'audience est jeune, et les vêtements pas mal fluos. Ce soir tout spécialement, car messieurs Yuksek et SebastiAn, qui ne sont plus vraiment à présenter, sont à l'affiche, accompagnés de We Are Enfant Terrible et du duo anglais quelque peu ovni de la soirée, Fuck Buttons.

Les programmateurs d'Astropolis se sont visiblement amusés avec les horaires de passage des groupes. Caler Fuck Buttons entre Yuksek et SebastiAn, c'est quand même osé. Voire risqué. Et difficilement compréhensible, mais soit. Pour avoir déjà vu les deux anglais en live, on sait que les boules quiès sont, non pas souhaitables, mais indispensables sous peine de risquer de perdre quelque chose comme 60% de ses capacités auditives. Ce serait quand même dommage. En effet le groupe joue fort, très fort, et souvent à base de sons stridents, donnant au final quelque chose comme une electro noise assez novatrice. Mais cela ne rend pas leur musique moins hypnotique, à l'image de leurs performances live, qui transportent littéralement ailleurs avec un grand A. Le contraste Yuksek/Fuck Buttons ne plait visiblement pas à tous, puisque la salle est bien moins pleine pour le groupe anglais que pour le dj français trente minutes auparavant. C'était prévisible, et ça n'en est pas moins plaisant, car des pogos sur la musique de Fuck Buttons, certes violente, auraient malgré tout été totalement inappropriés, et pas vraiment souhaités non plus - il doit faire 45° et on a déjà assez sué sur Yuksek.

SebastiAn, ou l'homme qui fumait trois paquets de clopes par set, est quelque peu passé à la trappe. Au même moment, on s'occupait d'entretenir nos propres cancers du poumon, tout en regardant les vigiles essayer de choper des mecs audacieux qui avaient tenté de frauder pour entrer à la Carène sans payer, en passant par les arbres donnant directement sur la cour arrière de la salle. Astropolis option accrobranche, risqué.

Pas d'Astroclub, la faute aux copains n'ayant pas acheté leur place pour La Suite. Dommage. Mais les soirées pendant Astropolis réservent beaucoup de surprises et sont loin de se terminer si tôt (4h), et heureusement.



SAMEDI 31 JUILLET

L'arrivée au Manoir de Keroual se fait au beau milieu du set de Busy P, aka Pedro Winter, ou encore monsieur Ed Banger, un temps considéré comme le parrain de l'électro française après avoir en quelque sorte révélé Daft Punk. Bon, la réputation met la barre très haut. Mais, à peine arrivé à Keroual, on n'est pas tellement interpellé par le set du parisien, plus par le décor de l'endroit, particulièrement captivant et réussi (des boules à facettes savamment organisées sous forme de galaxies, des lampes un peu partout, et le tout au milieu des arbres rend le décor somptueux). Il est vrai que l'aspect visuel d'un show est indissociable de la musique électronique, et Astropolis est là pour nous le rappeler.

2h, il est temps de se diriger vers la scène de La Cour où Danton Eeprom -soit l'une des révélations des TransMusicales 2009, ainsi qu'un des meilleurs live- s'apprête à passer derrière les machines. La barrière est encore accessible, et le public alors assez peu nombreux sur place sait ce pour quoi il est là : un set intense, chargé en rythmes lascifs dont les accents sensuels captivent les sens. Une heure trente de parade quasi magnétique dont personne ne sortira indemne, la recette parfaite avant la suite des festivités. Merde, on a loupé Tiga. Tant pis; ce qui suit est simplement immanquable, et quitter le premier rang serait de toute façon suicidaire.

Un peu avant 3h30, l'ambiance côté public change radicalement et c'est soudain l'arrivée massive d'un public majoritairement brusque qui désarme les personnes déjà sur place. Pas de doute, c'est bien Paul Kalkbrenner qui est sur le point d'entrer en scène. Et l'allemand ne failli pas à sa réputation en livrant un set que beaucoup considèreront comme le meilleur du festival, tout simplement. A un détail près, mais pas des moindres : un remix douteux d'un titre de Stromae, ancien rappeur belge contestable reconverti dans une sorte de mélange entre hip hop et électro. Sur le moment, la scène est tout simplement inimaginable et l'on se persuade que nos oreilles nous jouent des tours, fatigue à l'appui. Malheureusement non. (Paulo est un peu borderline, en témoigne son récent remix de Rammstein. Certes. Mais Stromae, quand même...) Bon, il parvient tout de même à se faire pardonner en enchaînant avec une version majestueuse de Aaron, puis plus tard un Sky And Sand d'apparence interminable, pour le plus grand plaisir de tous, marquant par la même occasion l'apogée du set. Entendu de la bouche d'un ami : "alala le Sky And Sand il a au moins duré la moitié du concert !" Bon, peut-être pas si long, tout de même. A notre grande surprise, il n'y aura pas eu de lancer de maillots de foot - info ou intox : on nous avait dit que c'était une spécialité Kalkbrenner...



Pardon à Mathew Jonson, mais après l'effervescence Paul Kalkbrenner, une pause ré-hydratation et repos des membres épuisés s'impose. Un tour de manège, un peu moins, après réflexion. Note pour l'avenir : éviter les manèges à sensations fortes à une heure trop avancée de la nuit, un troisième soir de festival qui plus est. Bonjour les hauts-le-coeur.

5h20, une foule compacte s'est amassée devant la scène de l'Astrofloor, où Brodinski a commencé à mixer. Les jeux de lumière qui accompagnent le dj sont impressionnants, hypnotiques, captivants, autant d'adjectifs que l'on ne peut malheureusement pas attribuer au set de Brodinski au niveau musical, décevant dans l'ensemble, facile, et sans grande cohérence. Bon, on va être beaux joueurs et dire que c'est sûrement nous qui n'avons pas su apprécier ce moment à sa juste valeur, un peu désarmés par la fatigue qui commençait à se faire sentir de plus en plus. Le reste du public (raveurs, hippies, jeunes, vieux, types en plein trips, types déguisés, bref, de tout sauf de la jeunesse catholique) a eu l'air d'apprécier.



7h, la fatigue accumulée de trois jours de festival nocturne nous contraint à rendre les armes. Peu de monde est encore sur place ; la majorité se partageant entre les derniers irréductibles ne voulant se résoudre à rebrousser chemin avant que le dernier dj ait fini de mixer, et une bonne dose de cadavres jonchant à même le sol, bercés par la fine pluie brestoise qui commence alors à s'abattre doucement mais sûrement (pour la énième fois du week end). Mais le temps n'aura en rien joué en la défaveur de cette édition d'Astropolis, au final davantage raveur que hippie, comme l'on s'y attendait.



Photo crédits : Le Télégramme

ASTROPOLIS EST VOTRE ALLER SIMPLE POUR L'ENFER


Le week-end de transition entre juillet et aout est généralement le théâtre du concept foireux des « juilletistes et aoutiens ». Sérieusement, on en a rien à carrer de cette soi-disant distinction entre deux populations : toutes des familles chiantes qui vont faire du camping et qui ont « encore oublié cette putain de glacière. Françoise, tu fais chier ».
Nous, on sera à Astropolis, et on s’en fout d’autant plus qu’on y va en train.

Le festival s’étend sur trois jours (sans compter l’after du dimanche) et réunit une belle brochette d’artistes qui suintent l’été. Beat Torrent sera sur le port jeudi soir, en plus c’est gratos. Le vendredi c’est Yuksek, SebastiAn et Fuck Buttons pour les plus weirdos d’entre vous à La Carène, et le samedi y aura Danton Eeprom, Tiga, Paul "dB+" Kalkbrenner qui n'est plus à présenter, et nos potes Ben et Béné, entre autres. Autant de bons prétextes pour picoler des bières sous le soleil breton, ça frise la malhonnêteté.

Et puis avec un peu de chance, on aura même le droit à une représentation inédite du théâtre de rue « Le Mouvement de la Jeunesse Catholique » qui viendra égayer votre journée à l’aide de panneaux et de slogans criant de vérité. Sérieusement, vous n’avez vraiment rien d’autre à foutre de votre été pour venir pourrir le notre, bande d’arriérés.



ASTROPOLIS du 29 juillet au 1er aout.





I (L) JOHN



Depuis quelques semaines, il est probable que vous ayez vu fleurir un peu partout dans vos villes (arrêts de bus, panneaux publicitaires, vitrine de la boulangerie) l'affiche ci-dessus. Naturellement, sur le coup, vous vous êtes demandé "mais qui est ce John ?" John n'est autre que le "personnage" qui symbolise le festival Beauregard. "Festival Beauregard ? Connait pas." Compréhensible, puisque ce n'est que la deuxième édition du festival caennais (et non pas cannois).

On y était déjà l'année dernière pour le lancement, et on a eu le privilège d'assister au génial concert de Mogwai, ainsi qu'à quelque chose comme la meilleure prestation dont est capable un certain Peter Doherty. Ouais, rien que ça. Alors quand la programmation 2010 est tombée, la question de notre retour en Normandie ne s'est même pas posée. Deux ans seulement, et déjà une affiche digne des plus grands festivals, forcément, ça donne envie d'aller faire un tour du côté de Caen les 2 et 3 juillet.




Toute la programmation en détails, avec les heures de passage.



Et histoire de se mettre dans le bain à J-3, quoi de mieux qu'une petite sélection vidéo de circonstance ?













MORDS-LES



PANORAMAS 2010
LIVE REPORT
3AVRIL2010
MORLAIX


A l'origine, on était censé faire un live report du week end Panoramas (vendredi + samedi), mais étant donné que seulement 50% de Stage Invasion a fait les deux soirs et qu'il serait relativement utopique d'attendre un compte rendu du festival avant le mois de juillet venant de la part de cette même moitié, je vais profiter du temps qui m'est accordé pour réviser les partiels pour m'y coller.



n.m. VUE SUR UN VASTE PAYSAGE DEPUIS UNE HAUTEUR.



S'il est vrai que le festival Panoramas a toujours fait la part belle à la musique électronique depuis sa création (1998) avec le passage d'artistes tels que Boys Noize, Modeselektor, Laurent Garnier, Danton Eeprom, Justice, Sebastien Tellier, Popof, Djedjotronic ou encore Vitalic, on n'avait cependant jamais vu une aussi grosse majorité de djs programmée sur un seul week end à Morlaix qu'en cette édition 2010.
Si l'électisme ne règne pas en maître sur cette 13e édition, cela n'a pas toujours été le cas, puisque le festival a vu passer bon nombre de rappeurs (Public Enemy, RZA du Wu-Tang Clan, Joey Starr, MC Jean Gabin, Le Klub Des Looseurs), et la variété française de renom n'était pas non plus en reste (Alain Bashung, Jacques Higelin, Dominique A, Thomas Fersen).

Au fil des années, Panoramas a su se faire une place de choix dans le paysage des festivals français, notamment en étant l'un des premiers de la saison à avoir lieu. Rendez-vous donc du 2 au 4 avril à Morlaix (29) qui verra pour l'occasion son Parc de Langolvas se transformer en dancefloor géant.





Le reste de la programmation en détails.






EDIT : COMPLET le samedi, tant pis pour les retardataires, ça sera tricot chez mamie pour vous.



SCOPITONE N'EST PAS UN FESTIVAL BRETON


Si tu veux pas que ton meilleur pote te les brise lundi en te racontant que vendredi soir il s’est serré une certaine Victoria à la soirée SUPELEC, soirée qui était selon lui, « assez ouf », et ne te rabâche que t’as «vraiment manqué quelque chose», alors viens faire un tour à Nantes ce week-end.
Pas pour visiter le château de la duchesse de Bretagne, non, ni pour admirer les bâtiments imposants édifiés grâce à la traite négrière. Mais plutôt pour LA programmation électro de cette rentrée, soit le festival de Scopitone.
Outre l’électro-pop de We Have Band et l’ironie plus que palpable des Naive New Beaters et de Sexy Sushi, il y a aussi de quoi contenter ceux qui en ont une vraie paire. Entre autres, Boys Noize, Vitalic, Kap Bambino, Simian Mobile Disco ou encore Brodinski. Tu pourras même tenter un rapprochement avec cette fille que tu trouves si mignonne le dimanche après midi lors du concert de The Bewitched Hands.

Résultat, en plus d’avoir passé un week-end à te la mettre sévère à des concerts réellement « assez ouf », ton meilleur pote aura juste l’air d'un blaireau avec sa Victoria. Mais bon t’es quand même sympa et tu te retiens de lui dire qu’avec ses 4 grammes dans le sang il ne s’est pas aperçu que le public de ce genre de soirées est composé à 95% de mecs, et qu’en l’occurrence, il y a plus de chance qu’il ait pécho Victor.


Scopitone du 16 au 20 septembre.
Programmation complète

ET UN FESTIVAL BRETON DE PLUS...



C'est la rentrée. Et qui dit rentrée, dit fin de l'été, reprise des cours/du boulot, fin des vacances, des apéros ensoleillés entre potes, et des longues heures les pieds dans le sable. En fait, le seul truc bien avec la rentrée, c'est que ça ne rime pas forcément avec fin des festivals.
La preuve, ce samedi, près Vannes, avec le Festival de Saint-Nolff.




C'est loin d'être l'un des plus gros festivals de France, mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a roulé sa bosse depuis 1997 (même s'il n'y a pas eu une édition chaque année), et qu'il y a eu du beau monde à passer par Vannes : Noir Désir (deux fois), Portishead, Muse, Archive (deux fois aussi), Renaud, Underworld, Louise Attaque, Nick Cave & The Bad Seeds, Joseph Arthur, Miossec, Stereophonics, Deportivo, j'en passe et des meilleurs.
Attention, prestige, c'est même le dernier festival français à avoir accueilli les Stooges avant que l'un d'entre eux ne rende l'âme en Janvier dernier.


La programmation n'a probablement jamais été aussi éclectique qu'en cette édition 2009. Du rock (Ghinzu, The Craftmen Club), à la pop (Pony Pony Run Run), en passant par la world music (Keziah Jones), l'acoustique (Peter Doherty), ou encore le blues (Rotor Jambreks), puis un soupçon de hip hop (Patrice, qui revient par ailleurs pour la seconde fois), de ska (Ska-P), de la chanson française, ou plutôt, belge en l'occurence (Arno), pour finir sur de l'électro (Yuksek) et du drum'n'bass (High Tone).

Bref, là tout de suite, je ne vois aucune raison de ne pas venir à Saint-Nolff samedi... Comment ça, vous ne jurez que par la musique classique ?



L'INFO EN PLUS
Saint-Nolff se dit "Senolf" en breton.
Saint-Nolff est parfois surnommée la Petite Suisse Bretonne.

(merci Wikiiii)

OASIS, 1991-2009



Depuis les débuts du groupe Mancunien en 1991, la presse "musicale" française, se voulant représentante d'une certaine Inteligencia de bobos parisiens, a méprisé Oasis (eux les prolos de Manchester, davantage chaussés de baskets cheap que de Repettos) en accordant plus d'importance aux frasques des frères Gallagher qui se retrouvaient en couverture des tabloïds Outre-Manche tous les deux jours, qu'à leur apport à la musique. Encore heureux, elle reconnait la place majeure qu'ont eu Definitely Maybe et Morning Glory sur la scène musicale de la décennie 1990, mais ça lui écorche presque la gueule.

BEAUREGARD INVASION

On ne vous mentait pas quand on vous disait qu'Art Rock serait le premier festival de l'été d'une petite série pour Stage Invasion (enfin, petite, c'est relatif).

Le week end dernier, il y avait Solidays. Stage Invasion n'y était pas pour l'affiche de rêve, détrompez-vous, mais parce que Solidays, c'est bien parce que c'est de la bonne musique POUR la bonne cause... Comment ça, on n'est pas crédible ?




Ce week end, c'est au tour de Beauregard. Vous ne connaissez pas ? Pas étonnant, c'est la première édition. Et autant vous dire qu'avec l'affiche qu'il y a, vous ne resterez certainement pas longtemps sans connaître, et l'année prochaine vous vous y rendrez tous.

Dans la famille Beauregard, je demande :

- le dandy junkie à chapeau : Peter Doherty
- le dandy tout court à chapeau : Charlie Winston
- le groupe culte : Mogwai
- l'artiste français qui a du talent (oui oui, ça existe) : Arthur H
- le groupe hype ET bien du moment (ça existe aussi) : The Virgins
- le groupe qui remplit les cotas homosexuels/obèses mais qui va surtout vous faire danser : Gossip (aurait aussi pu s'appeler "le groupe qui va se dédoubler et faire deux festivals dans la même soirée)
- le groupe de babos ("parce qu'il en faut pour tous les goûts", ou pas) : Dub Inc
- le groupe que tout le monde adore, sauf moi : Cocoon
- le groupe qui avait fait une reprise de 50 Cent AVANT l'horreur qui passe partout à la radio : The Dodoz


Bref, retrouvez tout ce beau monde à Caen, ou plutôt Hérouville Saint-Clair, à partir de demain, et jusqu'à samedi.

"PO PO-PO-PO-PO-... TA GUEULE"

LES CINQ RÈGLES FONDAMENTALES DU BON FESTIVALIER.


Rien de tel que de revenir de trois jours de festival pour faire le point sur les choses à faire et surtout, à ne pas faire, durant un festival.





# 1 - Mettre les chaussures adéquates.
Par "adéquates", j'entends des chaussures dans lesquelles on se sent plus qu'à l'aise, des chaussures confortables, tellement confortables qu'on pourrait marcher dix kilomètres avec, dormir avec, ou encore les emmener sous la douche.
C'est bien gentil de vouloir se la jouer touriste en mettant des tongs (okay on est pas loin de la plage, mais faut pas venir se plaindre si on perd un orteil dans les pogos) ou alors it-girl avec des compensées de neuf centimètres, mais nous ne sommes pas dupes et savons très bien à quel point vos chevilles, orteils, talons souffrent, même si vous faites tout pour montrer le contraire. Je ne mentionne même pas les talons aiguille, mais j'ose espérer qu'aucune fille n'a, ne serait-ce qu'un jour, envisagé de venir à un festival avec des talons...


# 2 - Éviter de se mettre dans un état lamentable.

ART ROCK INVASION

Les vacances arrivent, les beaux jours aussi, et l'addition de ces deux éléments nous donne : les festivals. A Stage Invasion, on a bien l'intention d'en profiter tout l'été et on commence la série ce week end avec Art Rock.



Il était impossible de manquer ce rendez-vous, enfin au moins pour une moitié de Stage Invasion (la part féminine - moi, en l'occurence), dans la mesure où l'affiche est un peu idyllique.

Il y a les groupes qu'on suit depuis pas mal de temps, qu'on connaissait avant tout le monde et dont on ne se lasse pas malgré leur succès parfois phénoménal qui peut engendrer l'agacement, à force, comme les Kooks, les Ting Tings et surtout Cold War Kids.
Il y a les groupes vus à l'Ubu, notre mecque, qu'il est plus que tentant de revoir dans une ambiance différence : celle des grosses scènes de festival, comme notre allemand préféré, Get Well Soon, ou encore les suédois d'I'm From Barcelona, les excités de Success et les toulousains des Dodoz.
Il y a les découvertes de nos TransMusicales adorées, j'ai nommé les géniaux et énervés Cage The Elephant, la bombasse acidulée Ebony Bones, nos potes de Naive New Beaters et les djs de Birdy Nam Nam.
Et enfin, il y a les groupes encore jamais vus en live (oui, ça existe), comme Bloc Party, Maximo Park, Charlie Winston, Alpha Blondy, Tricky et Chad VanGaalen.

Après la Trans'Invasion, deux éditions de suite, Stage Invasion va se délocaliser à St Brieuc le temps d'un long week end, pour tenter l'Art Rock Invasion. Rien n'est encore bien sûr quant à ce qui va se trouver dans le dictaphone au retour à Rennes, mais il y a de l'ambition.


En attendant, pour ceux qui sont à Art Rock dès ce soir, voilà ce à quoi ils peuvent s'attendre quant à la prestation des Naive New Beaters, ici filmée à Rock'n'Solex en début de mois. Autant vous dire que ça promet et que c'est LE concert à ne pas louper ce soir.






FRANÇOISE NE VEUT PAS FAIRE LA FÊTE


LE CORPS MINCE DE FRANÇOISE
LIVE
5DÉCEMBRE2008
TRANSMUSICALES, RENNES





NO PICTURE, NO PICTURE


Djedjotronic mixait hier soir dans le hall4.

Pourquoi fallait-il aller voir les dj set de Solange la Frange hier soir ? Déjà, parce qu'ils sont bons, très bons. Ensuite, parce qu'ils avaient rameuté toute leur troupe de potes à venir danser autour de leurs platines, munis de pancartes "SLF" et "GET DRUNK", mais aussi, parce que la Frange est généreuse avec son public. Ainsi, vous avez peut-être fait partie des privilégiés qui ont eu droit à des tshirts donnés par le groupe directement au public (et de super tshirts "Give Me Five", qui plus est), des stickers et autres cannettes de bière/verres de whisky. C'était la deuxième année pour la Frange, j'ai envie de dire : "jamais deux sans trois"...

La frange a d'ailleurs notamment mixé juste avant les White Rabbits. Alors je vous le dis tout de go : en 2006, il y avait Cold War Kids, eh bien en 2008, il y avait White Rabbits. Je crois que ça résume plutôt bien la chose. Et on a bien senti le gros coup de coeur du big boss Jean-Louis Brossard, qui est venu encourager le public à réclamer un rappel. Soit dit en passant, c'est dingue comme Brossard fait ce qu'il veut du public des Trans. Il dit d'applaudir, eh ben on applaudit. Il dit de crier, eh ben on crie. Je veux être Jean-Louis Brossard quand je serai grande.

Sinon, je m'en voudrais probablement à vie d'être arrivée en retard pour le début du set de Naive New Beaters, parce que j'ai loupé Live Good quoi. J'ai dû voir les quinze dernières minutes, aucune chanson ne m'était familière, et c'était quand même génial. Des lignes de basse beaucoup plus groovy et plus dansantes que celle d'un SebastiAn, par exemple. Et puis le public qui reprend "NNB" (prononcez à l'américaine of course), c'est quand même la classe.


Dès que possible, la vidéo de COOL & BORED du Corps Mince de Françoise en live aux TransMusicales.

WE ARE THE MOTHERFUCKING DEATHSET







15:05. Vu au Village des Trans (esplanade Charles de Gaulle) : le chanteur de Cage The Elephant travesti pour intégrer Le Corps Mince De Françoise. La coupe de cheveux est troublement identique.
Les finlandaises s'adonnent à la réalisation d'une oeuvre d'art, atelier proposé par War Trans (aka les rédacteurs de Salt On Paper).





15:52. Radio show de The DeathSet. Après les acrobaties d'hier soir du blondinet de Cage The Elephant, c'est au tour du petit nerveux de The DeathSet de grimper à la structure du village des Trans. Les mecs de Canal B voyaient déjà le chapiteau s'effondrer.




MIEUX QUE LE PLAN DE RELANCE DE SARKO, IL Y A LES TRANS


TRANS MUSICALES - JOUR 1
JEUDI4DECEMBRE


Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces 30e TransMusicales ont démarré en fanfare.

Tout d'abord, on s'excuse, parce que cet article aurait dû être posté en direct du hall médias des Trans hier soir, seulement un problème de connexion internet dans l'espace média aura eu raison de nous.



La soirée a commencé fort avec Jay Reatard. Le moins qu'on puisse dire c'est que le monsieur (quoiqu'en fait je ne suis pas sûr que ce soit "un" mais plutôt "une", enfin d'après le chanteur de Cage The Elephant ce serait une fille... allez savoir) avait la pêche. Et vas-y que je te secoue ma chevelure digne de celle d'un Led Zeppelin en 1971, dans tous les sens, et que j'essaie de mimer des cercles avec. Bref, un bon hard rock pour entamer ce festival, ça fait du bien.

Ensuite sont montés sur scène Cage The Elephant dans le hall 4. Sans tarir d'éloges, ça a été LE concert de la soirée (et, en ce qui me concerne, je pense que sur les trois jours il sera très très difficile de faire mieux tellement c'était BIEN). Les Elephants étaient en effet très en forme, et leurs guitares aussi. Le set se déroule sans fausses notes, la performance de showman du chanteur Matt Shultz en ferait presque pâlir Howlin' Pelle des Hives, c'est dire. Ils reviennent en rappel pour Free Love, et le chanteur, torse-nu oblige, commence à nous demander si on connait Iggy Pop. Pendant ce temps le bassiste entame un ligne de basse et on se dit "Non... non c'est pas possible." Et si, c'est possible. I Wanna Be Your Dog des Stooges pour conclure le concert. Probablement une des meilleures du set, le public est littéralement fou, des "so messed up I want you here" par centaines, des têtes secouées à la façon du guitariste de Jay Reatard et de larges sourires sur les visages. A la fin de la chanson, le chanteur se prend d'escalader toute la structure de métal sur laquelle sont fixés projecteurs et câbles en tout genre. Il monte à 5, 6, 7 mètres de hauteur, puis redescend un peu à 2 ou 3 mètres, fait signe au public qui se trouve alors en dessous de lui... et saute. Vous auriez vu la tête de la dizaine de types de la sécurité qui s'était ramenée en vitesse, lors du saut, ça valait son pesant de cacahuètes comme dirait l'autre. Je pense qu'ils ont jamais eu aussi peur de leur vie, les pauvres.



Après il y avait The DeathSet. THE MOTHERFUCKING DEATHSET, même - puisqu'ils n'ont pas arrêtés de nous le répéter en interview et pendant le concert. Même quand il sont passés en live à Tv Rennes, il me semble qu'ils l'ont dit. D'ailleurs, c'étaient un peu des gros connards prétentieux en interview, du genre rappeur de la West Coast, limite il manquait les diamants et on y était. Quoique, même des rappeurs nous auraient pas demandé quinze fois où ils pouvaient trouver de la bière ou de la vodka, ou n'importe quoi d'alcoolisé... Mais bon, leur concert n'en a pas pour autant été moins bon. De bons gros riffs, un style allant du garage au punk en passant par le hard rock, bref, là aussi, un bon truc pour se secouer la tignasse de gauche à droite, n'en déplaise aux voisins qui se mangent des cheveux en pleine face.


Deuxième rendez-vous ce soir, ou peut-être même avant, en direct du Village des Trans en plein centre de Rennes... Ca dépendra de si on a des trucs sympa à vous faire partager ou non. Et... de si la connexion internet est sympa, elle aussi.



LES VIEUX HAISSENT LES JEUNES MOUSTACHUS



Alors que prendre le bus est aussi chiant qu'un reportage consacré aux ménagères allemandes qui collectionnent des ceintures, la vie ou je ne sais quelle divinité nous envoie parfois quelques distractions. Et je vous assure qu'un fluokid moustachu qui se précipite sur la dernière place assise du bus pour éviter que le vieux croulant et boiteux qui vient d'y entrer ne la prenne, c'est vraiment hilarant, surtout ensuite, quand on sent que la moitié des passagers voudraient lui faire bouffer son casque. Ces jeunes mériteraient un bon coup de ceinture.

Je peux vous faire toute une liste comme ça, de situations amusantes auxquelles on peut être confronté dans un bus, mais je crois que je vais me mettre l'idée au chaud, parce que c'est pas là que je veux en venir.

Non, en fait, l'article aurait dû s'intituler TRANS INVASION, mais je trouvais ça quand même un peu gonflé de foutre un titre quasi-identique à l'article précédent le précédent. D'un autre côté, et vous l'aurez remarqué, on a quand même bien choisi le nom du webzine, c'est une source inépuisable de noms/titres en tout genre, suffit juste de rajouter INVASION à la fin et BIM! t'as un truc qui claque.

Bref, tout ça pour vous dire qu'on sera présents au festival des Trans Musicales (c'est pas vraiment une surprise) qui commence mercredi, et donc on va faire un maximum de photos (vous en aurez certaines directement pendant le festival) et un maximum d'interviews (vous en aurez certaines... Non, vous les aurez toutes plus tard, faut pas rêver non plus), le tout donnant lieu à la réalisation d'un reportage final, un peu dans ce genre là quoi.






Allez, on se prend tous par la main et on chante une chanson en attendant.

LE PREMIER CADEAU DE DÉCEMBRE



Dans tout esprit normalement constitué, le mois de Décembre représente Noël, les cadeaux, les vacances, le sapin, le calendrier de l'avant et les repas de famille où vous êtes quarante autour de la table, où le dessert est servi à 17h45 et où l'oncle Roger finit toujours bourré, à gueuler sur son frère Michel, à qui il ne pardonne toujours pas d'avoir englouti sa 4CV dans un chêne un soir de beuverie à la guinguette du coin, il y a 35 ans de cela.

Eh bien, dans tout esprit Rennais normalement constitué, le mois de Décembre est avant tout synonyme de Trans Musicales. Car oui, notre Père Noël à nous passe le premier week end de Décembre et non le 25, et s'appelle Jean-Louis Brossard. (Et à défaut d'avoir des oncles bourrés aux Trans, on a la moitié de la fac de Villejean qui risque de finir dans une flaque de vomit au détour d'un hall.)

Voyons donc voir ce que Jean-Louis et son équipe nous ont concocté pour cette 30e édition...


La grosse claque de mon écoute pré-Trans Musicales, c'est Cage The Elephant. Un débit de paroles à la Alex Turner, lui aussi il en a bien des choses à dire en trois minutes douze (durée moyenne d'une chanson), une musique à mi-chemin entre les White Stripes et les Kings Of Leon (pour le look ils furent d'ailleurs leurs sosies capillaires, avant de prendre des ciseaux et de tout couper, d'ailleurs maintenant le chanteur est un mix entre la chanteuse du Corps Mince de Françoise et Mireille Mathieu version peroxydée - oui c'est terrifiant). En plus, ça sent bon la poussière et le soleil qui cogne du Kentucky, d'où est originaire le combo. Et quand on écoute la musique/qu'on jette un oeil aux performances live des Eléphants, on comprend mieux pourquoi il faudrait les enfermer dans une cage. Croyez-moi les enfants, ce concert là, ça promet et il fait d'ores et déjà partie de ma liste des concerts à ne louper sous aucun prétexte (entorse, coma éthylique, assassinat, Bob Dylan à Rennes au même moment, peu importe, c'est immanquable. ...Quoique pour le dernier je crois toujours aux miracles.)



J'avais lu à plusieurs reprises que Naive New Beaters c'était naze, voire très naze, voire extrêmement naze. Je me suis aussitôt empressée d'écouter, avec ma tête, mais c'est mon bassin qui a répondu. Et quand mon bassin se met à bouger de gauche à droite sur un siège dans le bus (et que, accessoirement, la personne a côté de moi me regarde de bas en haut les sourcils froncés, l'air plus qu'intrigué), c'est que "naze" n'est probablement pas l'adjectif qui correspond le mieux à ce groupe, pas à Live Good ou Janeiro en tout cas. Je ne sais pas s'ils sont naïfs, mais le beat est bien là.



On a tous un copain très axé sur la musique électro, toujours en quête de nouveaux groupes, et qui, lorsqu'il en trouve un qu'il aime particulièrement, vous fait écouter et vous demande "alors, t'en penses quoi ?" C'est ce qui s'est passé pour The Shoes, il y a environ un an. Ledit copain m'a fait écouter et j'ai de suite accroché, enfin quand même pas autant que lui qui est devenu quasi dingue du groupe. Alors imaginez la tête du copain quand je lui ai appris que le groupe serait aux Trans. Il est encore plus impatient que pour Simian Mobile Disco et Boys Noize l'année dernière, et moi j'ai droit à un "oh putain, mais vivement les Trans quoi !" à chaque fois que je le voie. (VDM?)
Ah, oui, The Shoes, c'est aussi les anciens membres du groupe The Film ("Can you touch me ahh-ahh-ahh-ahhhhh"). Ah ouais tu saisis mieux tout de suite, hein ? On espère juste que les types font pas autant la gueule en live que le mec de la photo, et ce sera parfait.